L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE PUBLIC DES LANDES

Présentation

L’exploitation du lycée agricole de Dax Oeyreluy

Système naisseur en blondes d’Aquitaine

 

 

Quelques chiffres :

1,5 UMO
40 vêlages/an
65 UGB
Taux de renouvellement annuel 30%
SAU 55 Ha
Engraissement 15 vaches de réforme / an
Vente de 20 broutards mâles / an
Vêlages groupés en IA
CA : 120 000 euros/an

 

Une exploitation agricole au service de la formation et du développement :

 

 

Les exploitations de lycées agricoles mettent en place des systèmes d’exploitation à dimension réelle avec un objectif d’équilibre budgétaire. Nous avons donc les mêmes contraintes technico économiques que tout exploitant agricole mais à cela s’ajoute 2 autres missions que nous confie le ministère de l’agriculture :

  • La pédagogie

  • Le développement et l’expérimentation.

Elles sont gérées par un directeur d’exploitation pour les aspects financiers, administratifs, pédagogiques et les expérimentations, et un ou plusieurs salariés agricoles (de droit privé) pour le volet technique.

Un conseil d’exploitation se réunit deux à trois fois par an afin de définir les orientations majeures de l’exploitation et de discuter des résultats technico économiques. Il regroupe des professionnels (agriculteurs, CUMA), des partenaires (chambre d’agriculture, coopérative…), des administrations de tutelles (DRAF), des représentants des enseignants, des élèves, des maitres de stage.

 

 

 

Production

 

 

Historiquement, l’exploitation du lycée agricole de Dax a connu plusieurs productions : à ses débuts ovins viande, puis canards gras, poulets, et maintenant bovins viande. Les ateliers avicoles ont été abandonnés il y a 4 ans environ pour des raisons économiques. Le choix a été fait de se concentrer sur un seul atelier (bovin viande naisseur).

Aujourd’hui le troupeau compte 42 mères. Le renouvellement est constitué de 15 génisses de 2 ans et 16 génisses de 1 an.

Chaque année 15 vaches sont remplacées dans le troupeau et engraissées : 480kg de carcasse en moyenne en fin d’engraissement, valorisé à 4,30€ du kg auprès d’une coopérative. En 2009, nous souhaitons écouler une ou deux vaches grasses directement auprès du service restauration du lycée.

Les broutards mâles sont vendus une fois sevrés à 6 mois (280 à 350kg de poids vif) pour l’engraissement à l’étranger et en France.

Les vêlages sont groupés sur novembre décembre et janvier. Les vaches sont inséminées à partir d’un plan d’accouplement défini avec les inséminateurs selon nos priorités d’élevage.

Un système d’évaluation des mères a été mis en place afin de rendre nos choix de réforme plus objectifs. Il est basé sur différents critères « éleveur » tels que la facilité de vêlage et de têtée, la docilité, la conformation…

En ce qui concerne l’alimentation, nous cultivons 11Ha de maïs ensilage. Nous possédons par ailleurs une vingtaine d’hectares de pâture et autant de prairies destinés à la production de fourrages secs. Une quinzaine d’hectares ont été contractualisées en mesures agri environnementales (zone natura 2000).

 

 

 

La ration de base pour les mères et les génisses est composée d’ensilage de maïs et de foin à volonté, ainsi qu’un correcteur azoté du commerce.

L’engraissement est effectué à partir d’un aliment complet du commerce et de paille.

Actuellement, nous souhaitons développer la part de pâturage dans l’alimentation et améliorer notre autonomie protéique. Pour cela nous allons augmenter nos surfaces de prairies en association graminées légumineuses. Nous réalisons actuellement une culture de méteil (mélange de blé, avoine, triticale, pois, vesce) pour une récolte en céréales immatures à l’ensileuse.

En ce qui concerne les bâtiments nous comptons deux stabulations libre paillée de 550m2, et un ancien bâtiment poulet reconverti pour les génisses. La ferme dispose d’un système de contention récent, permettant un travail efficace et sécurisé.

 

 

 

 

Pédagogie

 

 

L’objectif est de présenter à nos apprenants des systèmes d’exploitation fonctionnels, modernes, performants et rentables. Ces derniers participent, en partenariat avec les enseignants, aux travaux sur la ferme à l’occasion de mini stage, travaux pratiques et dirigés. Ils y apprennent les gestes techniques propres aux métiers (contention des animaux, alimentation, reproduction…), réalisent des diagnostics technico économiques, des bilans fourragers etc… L’exploitation du lycée effectue près de 3000h élève/an, avec les apprentis, formations adultes, lycéens et BTS.

 

 

 

 

Expérimentation

 

 

Nombreuses activités expérimentales avec divers partenaires:

 

L’exploitation a toujours été très active sur le plan des expérimentations. Par le passé des essais techniques ont été réalisé (alimentation avec bol mélangeur, engraissement), mais aussi plus « originale » comme celle de la lutte contre la jussie dans les Barthes par le pâturage de buffles asiatiques.

A ce titre, nous sommes engagés dans un programme d’expérimentation avec la chambre d’agriculture et l’institut de l’élevage. En 2008 nous avons travaillé sur 3 thématiques :

L’engraissement : nous avons comparé l’engraissement des vaches de réformes à partir d’aliment du commerce d’un côté et d’un aliment fermier à base de maïs concassé et de tourteaux de colza de l’autre. Les résultats sont en cours de rédaction.

 

La reproduction : Nous avons testé deux modes de préparation à la mise à la reproduction. Le premier consiste à maintenir une alimentation constante d’entretien à base d’aliment complet, pâture et fourrage sec 4mois avant le groupage. L’autre repose sur un flushing un mois avant mise à la reproduction (2 à 2,5kg d’aliment complet/jour, fourrage sec à volonté) après 3 mois d’un régime alimentaire à base de pâture et fourrage sec. Cette expérimentation est sur le point de se terminer.

 

L’autonomie protéique :

Nous avons semé 2Ha de méteil (cf. ci-dessus) après récolte du maïs ensilage. L’objectif est de produire un fourrage ensilé à coût réduit (très peu d’intrants), avec un équilibre intéressant en énergie et matière azotée. L’implantation de la culture fut réussie, la levée est excellente. Affaire à suivre…

Par ailleurs nous développons fortement nos prairies en mélange graminées et trèfle blanc.

 

Pour 2009 nous engageons notamment deux démarches environnementales : une étude technico économique sur la récupération d’eau de pluie à partir des toitures des bâtiments d’élevage. L’objectif étant de la réutiliser pour le lavage du matériel et éventuellement pour l’abreuvage des animaux.

Nous mettons en place un nouveau type de clôture en fils lisses électrifiés, en remplacement des barbelés 5 rangs. Ces fils sont tendus à 150kg à partir de gros poteaux d’angles (acacias de 25cm de diamètre minimum). L’avantage est son coût d’installation (deux fois moins élevé qu’avec un barbelé), la diminution du temps d’installation (moins de fils, beaucoup moins de piquets), son efficacité et sa longévité. L’entretien se fera à l’épareuse en lieu et place de l’entretien chimique habituel.